DR NGUYỄN NGỌC TRÂN ÉCRIT SUR ĐIỀM PHÙNG THỊ

Ce qui m’a vivement intéressé ce fut le langage sculptural propre à Diem Phung Thi dont les modules de base ont un caractère Vietnamien très accusé. Avec une inspiration toujours débordante, avec la délicatesse et la profondeur de son âme d’artiste, en jouant sur ces modules de base, Diem Phung Thi ne manquerait pas, pensai je, de donner naissance à des oeuvres d’une multiple richesse qui seraient à la fois vietnamiennes et proches des Occidentaux. Je n’ai point été surpris par la suite d’apprendre ses succès, de savoir qu’un bon nombre de ses ensembles sculpturaux ont été édifiés partout en France, dans des parcs, des écoles, des hôpitaux…

Ce qui ne cesse de m’impressionner, c’est de penser que ce furent ces mêmes années où le Vietnam était submergé sous les bombes et menacé d’être ramené à « l’âge de pierre » qu’ont muri, parmi les Vietnamiens résidant à l’étranger, des talents maintenant universellêmnt reconnus, dont Diem Phung Thi. N’est-ce pas leur manière propre à ces Vietnamiens d’origine d’exprimer leur attachement à leur patrie de naissance, d’affirmer que le peuple vietnamien reste indomptable en dépit de la violence des armes et que la culture vietnamienne est et sera toujours vivante?

Hanoi, automne 1995

Dr. Nguyen Ngoc Tran