Raymond Cogniat viết về Điềm Phùng Thị

Madame Diem Phung Thi est à peu près inconnue car, avant l’ensemble qu’elle présente aujourd’hui, elle n’avait participé que très rarement à des expositions collectives. Il est permis de penser que tout de suite elle va s’imposer avec une autorité peu fréquente pour un début. Cela tient à la maitrise dont elle fait preuve dans une invention toujours renouvelée par un art composé d’éléments complexes et aboutissant à des formes très diverses. Sans doute doit-elle à con origine vietnamienne ce sens, en apparence instinctif, de la découverte des signes qui devient chez elle un langage de formes, et ce n’est pas un phénomène des moins étonnants que de constater comment l’inspiration graphique se transpose en volumes et conserve à la fois les mérites de l’écriture et de la sculpture.

Autrement dit, la suggestion poétique que dégage l’oeuvre de ce sculpteur tient à la fois à la valeur magique du graphisme, à la poésie de la matière, éléments qui conjugués créent un monde mystérieux étrangement vivant. Dans chaque pièce on devine, non pas un personnage ou un mouvement, mais un symbole de personnage et de mouvement qui transfigure une réalité en idéogramme.

Raymon Cogniat

“Le Figar”, 13 octobre 1966